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Comment je suis tombé dans la marmite de l'hôtellerie-restauration ?

Dernière mise à jour : 2 mai


Comme de plus en plus rare à notre époque mais comme beaucoup de "fils de", j'ai eu le bonheur d'évoluer dans une famille qui m'a donné le goût de l'artisanat culinaire et qui m'a guidé avec joie vers l'hôtellerie-restauration.


Sébastien Renard, consultant en hôtellerie et en restauration


Dès mes premières années, le giron familial a attiré un jeune garçon vers les joies de l'hospitalité.

La boucherie-charcuterie familiale était le centre du village où bons nombres de Pataras et de Bourguignons venaient s'encanailler de la meilleure viande, se délecter des belles charcuteries, rechercher le fameux "Pâté de Pâques" et bien sûr acquérir le célèbre "Persillé de Marsannay".




Un grand-père en héritage !


Il me vient encore en mémoire mon grand-père "Julien", hisser sur son épaule, un demi bœuf tout juste sorti du camion et le détacher de sa esse (le CHSCT n'existait pas encore ...). Il pouvait être à la fois fort comme un vrai boucher, fin comme un boyau de boudin, sensible telle une belle et fine tranche de jambon, brutal lorsqu'il martelait sa pièce de bœuf, heureux au moment des célèbres "10 heures" et fier lorsque son petit-fils, debout sur une boîte, venait se mettre à son niveau pour déposer sur chaque œuf, la gelée de la fameuse entrée familiale.

Et oui, je voulais devenir cuisinier à l'époque !

Mais surtout, il fallait depuis le laboratoire aller ravitailler et remplir les vitrines du magasin. Cette parfois, périlleuse mission, me revenait. J'avais alors la fierté de porter aux mains de ma mère et de mes tantes vendeuses, les plats traditionnels des bouchers et charcutiers de renom.


Une histoire de jambes !


Bien malheureusement, une maladie infantile m'a obligé pendant de longs mois à être alité, harnaché et lesté d'un poids de quelques kilos au bout de ma jambe et de mon lit d'hôpital, acheté douloureusement par mes parents. A défaut d'en avoir sur les épaules des années plus tard, je les avais déjà au bout des jambes ...

Pour suivre l'activité, ce même lit avait été installé proche de la fenêtre afin de me permettre de poursuivre mon exploration et mon espionnage de la vie de l'entreprise familiale.


Des souvenirs du temps jadis !


De cette époque formidable également, il me restera entre autre deux instants tant extraordinaires qu'équivoques à l'époque, dont nous souffrons aujourd'hui :


- Recruter était une chose simple ces années là ! Il suffisait à mon grand-père de demander uniquement aux postulants, malgré leur CAP en poche ou quelques années d'expérience, de passer le balai ! Vous imaginez la tête du boucher-charcutier qui pensait être recruté quand il avait poussé le balai plutôt que de le tirer ...


- Lorsque le peu de temps lui permettait aussi de sortir de son labo et de lever la tête vers le ciel, son petit-fils assis sur ses genoux, il disait non sans une certaine bonhommie, "le ciel est bleu, il va pleuvoir"... Citation qui me suivra très souvent dans mon quotidien de manager. Un peu d'humilité qui ferait beaucoup de bien à beaucoup de managers aujourd'hui ...



Il y aurait tant de belles histoires à raconter ...

Le petit-fils que j'ai été et que je suis encore, a toujours gardé en lui, ces fameuses belles histoires qui font les souvenirs.

Mais ce sont surtout ses conseils qui se sont révélés vrais, tout au long de ma vie de manager.

Et ils m'ont permis à mon tour de faire grandir de beaux professionnels de l'hôtellerie-restauration à mes côtés.


Avec lui et surtout grâce à lui j'ai touché du doigt qu'avant d'être Hôtelier, Restaurateur, Cuisinier, Patron ... il fallait avant tout, être un bon Aubergiste.



Un Marchand de bonheur









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